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Mes 5 bonnes raisons : Miranda (UK)

En cette fin d’année, alors que fleurissent sur la Toile les Top 10, Top 20, voire même Top 2 500 en treize parties des meilleures séries de 2014, je n’ai qu’une envie c’est de vous parler d’une série en particulier, celle qui nous a manqué, celle qui nous a fait rire aux éclats, celle qui mérite amplement des dizaines de raisons de la regarder, celle qui va bientôt s’achever : Miranda. J’ai assemblé (au moins) 5 bonnes raisons de regarder l’intégralité de la série à l’infini.

The, What I call, farces et pitreries : Miranda et sa meilleure amie Stevie sont les heureuses propriétaires d’un Joke Shop, autrement dit tout ce qui fait l’essence même de la série. Miranda est à la fois une sitcom classique et rafraîchissante grâce à son humour, ses nombreux running gags et son comique de situation souvent absurde mais qui tombe toujours à pic. De chutes grotesques en péripéties ordinaires, Miranda Hart transforme ces petites choses du quotidien en aventures extraordinaires. Et elle nous embarque joyeusement avec elle, nous les témoins de sa vie et de ses pensées parfois les plus intimes.

Miranda et le public : D’ailleurs comme au théâtre, vous savez dans ces pièces qu’on nous fait lire, voire apprendre et mettre en scène plus tard devant la classe entière, Miranda nous parle en aparté, à nous téléspectateurs et à ceux présents dans le public au moment du tournage. Ces petites interruptions, aussi courtes que fréquentes, font mouche à chaque fois et contredisent souvent le propos original de Miranda, déjà hilarant. Ces moments permettent de nous sentir concernés par la série plus que n’importe quelle autre, en particulier dès les premières secondes de chaque épisode lorsque Miranda nous parle directement et nous demande comment notre journée s’est passée. Jusqu’à Miranda Hart, la journée était bien moins joyeuse et bien moins divertissante, ça c’est certain.

Une palette de personnages : Une bonne série se remarque pour son scénario, son écriture, sa réalisation mais aussi et surtout… ses personnages. Vous l’aviez probablement vu venir. Dans le cas de Miranda, la galerie de personnages proposée est aussi vivifiante que drôle et divertissante. Stevie est l’antithèse de Miranda et c’est précisément pour cette raison qu’elles s’accordent à merveille. Positive, confiante et (presque) toujours de bons conseils, Stevie et Miranda forment un duo détonant et très compétitif, donnant lieu à des jeux plus fous et délirants les uns que les autres. Il n’y a pas qu’elle cependant ! Penny la mère de Miranda, aussi loufoque qu’elle, est le personnage qui la pousse surtout à se marier, elle n’a qu’une idée en tête, que sa fille trouve enfin chaussure à son pied. Avec une vie bien remplie, Penny ne manque jamais une occasion de fanfaronner, de conseiller Miranda et de distiller des détails beaucoup trop personnels sur sa propre vie de couple. Et puis il y a le plus important de tous, Gary, le love interest de Miranda.

Gary et Miranda, Miranda et Gary : Éternelle romantique, Miranda est folle de Gary, son prince-charmant-parfois-pas-si-charmant depuis l’université, où ils se sont rencontrés. Présenté depuis le début comme le « will they/won’t they » de la série, Miranda et Gary ont toujours été attirés l’un par l’autre sans pour autant oser agir en conséquence. Gary peine parfois à comprendre Miranda mais partage toutefois son incapacité à construire des relations amoureuses. Seul couple officiel de la série (le père de Miranda est seulement parfois évoqué dans les textos coquins de Penny), on les ship quasi immédiatement et on souhaite plus que tout les voir finir ensemble. Contrairement au reste des aventures de Penny, Stevie et Miranda, on s’identifie plus facilement à la relation amoureuse de Gary et Miranda parce que leurs difficultés et leurs interactions sont aussi parfois les nôtres.

La vie selon Miranda : Miranda est une grande enfant. Engoncée dans son corps trop grand pour elle, Miranda parvient tout juste à se mouvoir dans son appartement peuplé de ses fruit friends, de ses gadgets et de son canapé cosy. Semi-autobiographique, la série expose l’humour fantastique de Miranda Hart, une comique et une scénariste avant tout. Sa vie semble désopilante à chaque minute et elle réussit à retranscrire au centuple les bizarreries (c’est un compliment ici) et les idées géniales qui lui passent par la tête. L’écriture de la vie de Miranda a son propre style, inimitable. On aime ou on déteste mais on ne peut pas rester insensible à ce monde, en apparence simple et ennuyeux mais en fait définitivement farfelu. Miranda est une feel-good série et la regarder signifie entrer dans un univers peuplé d’histoires originales, amusantes et réconfortantes.

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La Sérietheque

Sériephile passionnée qui a grandi avec The Nanny, la trilogie du samedi, les minikeums ou encore Melrose Place - j'ai depuis regardé tout un tas de séries essentiellement américaines. Ma curiosité m'amène aux frontières de l'Europe et me permet de découvrir des bijoux de fictions britanniques ou danoises. Plutôt Minus que Cortex, je souhaite comme toi conquérir le monde.

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