[ Critiques Pilots ][ S01E01 ]

Pilot (US) : Scorpion, l’agence tous risques geeky du 21ème siècle

CBS a aussi lancé des nouveautés cette semaine, et après Madam Secretary, c’est autour de Scorpion de faire son entrée fracassante dans le quotidien de millions d’américains. Et quelle entrée ! Scorpion n’est pas seulement de mauvaise qualité, elle atteint le sommet des nanars télévisuels et du overzetop sans complexe. Ces objets qui atterrissent une fois l’an sur nos télévisions sont un délice à suivre tant ils arrivent à nous surprendre à mesure que l’épisode avance. En mal, évidemment, c’est même limite douloureux à ce stade.

Scorpion. – © CBS

Scorpion relate l’histoire (vraie si on en croit le carton affiché au début du pilot) de Walter O’Brien, un génie aussi intelligent qu’il n’est pas attachant, qui monte une équipe d’autres génies dans divers domaines pour… on ne sait pas trop au début car ce n’est pas totalement expliqué. On sait juste que leurs attentes élevées n’ont jamais été honorées. Alors que la fine équipe rencontre des difficultés à joindre les deux bouts, un démon du passé de Walter refait surface, Cabe Gallo du U.S. Department of Homeland Security avec qui il a déjà travaillé, pour lui demander un tout-petit- mini-maxi service… sauver la vie de milliers de gens dans pas moins de 54 avions prêts à atterrir à LAX, le fameux aéroport de Los Angeles (overzetop vous avez dit ? Pas 1, ni 10, ou 15, mais 54 avions). En effet, un bug dans le système lors d’une mise à jour a complètement « cassé » les communications avec les avions. Comme si il n’y avait jamais de mises à jour dans les systèmes au sein des tours de communication des aéroports pour prévenir ce genre de problème… (overzetop, je vous ai dit).

Après quelques aventures qui ont ralenti la résolution de cette urgence planétaire, il fallait bien tenir les 42 minutes après tout, ils finissent enfin par trouver la solution à leurs divers problèmes : une… oh et puis non, regardez les dernières minutes, chers lecteurs, vous comprendrez à quel point c’est risible, ridicule et complètement overzetop. Scorpion pourrait être une comédie déguisée qu’on ne le saurait pas sous ses airs de blockbuster bourrin. C’est un mélange entre l’Agence tous Risques, Fast & Furious et n’importe qu’elle série qui stéréotype les hommes blancs ultra intelligents (oui on repassera pour la diversité à la télé américaine). Finalement, il ne manquait qu’une bonne grosse explosion pour saupoudrer toutes ces scènes tellement dramatiques, mais ça aurait été la scène de trop. Scorpion est capable de bien pire, j’en suis sûre, après tout le scénariste qui a écrit ce pilot est aussi celui qui a travaillé sur Prison Break et Breakout Kings entres autres choses. Il ne faut pas tout donner dès le début et en laisser pour le reste de la saison, que j’estime assez courte malgré des audiences étonnantes pour son épisode inaugural (13,8 M de téléspectateurs).

Scorpion : testé et désapprouvé. 

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La Sérietheque

Sériephile passionnée qui a grandi avec The Nanny, la trilogie du samedi, les minikeums ou encore Melrose Place - j'ai depuis regardé tout un tas de séries essentiellement américaines. Ma curiosité m'amène aux frontières de l'Europe et me permet de découvrir des bijoux de fictions britanniques ou danoises. Plutôt Minus que Cortex, je souhaite comme toi conquérir le monde.

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